À propos
Qui se cache derrière l’objectif ?
Photographier, pour moi, n’est pas accumuler des images. C’est entrer dans un dialogue silencieux, capter ce qui se dévoile quand les masques tombent, quand la lumière frôle un geste, un regard, un souffle. Mon appareil est une passerelle : entre vous et vous-même, entre l’instant et sa mémoire.
“Chaque lumière, chaque ombre, chaque geste révèle ce que mes yeux seuls ne sauraient dire.”
J’ai passé mon enfance dans la magnifique ville côtière de Gagra (sud de l’URSS), au bord de la mer Noire. Là-bas, la lumière et les formes éveillaient mon regard et faisaient naître ma fascination pour la photographie. Puis j’ai poursuivi ma scolarité en Arménie, avant de quitter mon pays et ma famille à seize ans. C’était un nouveau départ, un déracinement profond. Et pourtant, la photographie était là, fidèle compagne et refuge silencieux, sans que j’en devine encore la place qu’elle prendrait.
Entre les chemins que l’on attendait de moi et ceux que mon regard voulait suivre, j’ai longtemps hésité à franchir le pas pour transformer ma passion en métier. Aurait-elle survécu à cette métamorphose, cette présence silencieuse qui m’accompagnait depuis l’enfance ? Ce doute s’est dissipé le jour où j’ai franchi les portes du Studio Harcourt, un lieu où chaque lumière, chaque ombre, chaque geste raconte une histoire, et où mon regard a enfin trouvé sa voix. Des années d’apprentissage, d’écoute et d’humilité aux côtés de maîtres exigeants m’ont appris l’essentiel : capter sans voler, diriger sans effacer, révéler sans trop dire.
Aujourd’hui, ce regard façonné par le jeu des ombres et des lumières d’un studio s’est ouvert au monde. Je cherche désormais la lumière ailleurs, dans les visages du quotidien, les silences d’un lieu, la fragilité d’un instant. Chaque image est un hommage à cette tradition, mais aussi une manière d’en tracer le prolongement, vivant et personnel. Car la photographie, comme la vie, ne se possède jamais : elle s’explore, se questionne, et se réinvente à chaque image.
Ma Vision
Ma photographie est une mise en scène assumée : chaque pose et chaque éclairage sont pensés comme des éléments d’une composition. Je sculpte les visages et les corps avec la lumière, joue des contrastes pour révéler la force d’un regard ou la douceur d’un geste.
Chaque image est un équilibre fragile entre précision et mystère, destiné à faire naître une émotion et à dévoiler une vérité intérieure.
Mes portraits créent un espace où le modèle se révèle autrement, intemporels, élégants, intenses, mais toujours empreints de silence et de poésie.
Mon Inspiration
« Ce qui m’inspire surgit dans ces instants fragiles où l’intensité se cache dans la simplicité. La théâtralité d’un regard, la douceur d’une courbe, l’écho d’une atmosphère suffisent à nourrir mon travail. Chaque portrait devient alors la rencontre entre la sensibilité du modèle et mon désir de révéler ce qui ne se dit pas. »
Mon Inspiration
« Ce qui m’inspire surgit dans ces instants fragiles où l’intensité se cache dans la simplicité. La théâtralité d’un regard, la douceur d’une courbe, l’écho d’une atmosphère suffisent à nourrir mon travail.
Chaque portrait devient alors la rencontre entre la sensibilité du modèle et mon désir de révéler ce qui ne se dit pas. »
Mon Style
La lumière comme sculpture
Je façonne les visages et corps avec des clairs-obscurs maîtrisés, transformant chaque ombre en matière expressive.
Une mise en scène théâtrale
Chaque pose est pensée comme un geste dramatique, inspirée par le théâtre et le cinéma.
Une écriture contemporaine
J’honore l’héritage classique et le transforme en portraits singuliers, où contrastes et détails deviennent langage.